À propos de l’enquête

Du 4 au 22 novembre 2024, l’Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES) a lancé un appel à l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur de la province dans le cadre de l’enquête Temps pour toi (titre au long: Enquête nationale québécoise sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur et ses déterminants). Cette enquête visait à :

  • Établir un portrait de la santé mentale étudiante et de son évolution dans le temps.  
  • Générer des portraits sous-populationnels qui tiennent compte de la diversité des populations étudiantes. 
  • Évaluer les besoins d’aide, l’accès et l’utilisation des services d’aide psychosociale.  

Quelques constats

  • Les personnes étudiantes âgées 30 ans et plus sont plus nombreuses à avoir une santé mentale florissante (33,5%).
  • Parmi les personnes étudiantes-parents, 43,3% (collégial) et 39,5% (université) considèrent avoir une santé mentale florissante.
  • Les personnes étudiantes vivant un grand stress financier présentent des prévalences élevées de symptômes anxieux (62,6% collégial; 60,8% université) et dépressifs (69,2% collégial; 63,5% université).
  • Au collégial, ce sont 23,9% des personnes étudiantes en situation de handicap qui considèrent avoir une santé mentale languissante. À l’université, elles sont 17,5% à considérer leur santé mentale comme étant languissante.
  • Les personnes étudiantes collégiales en situation de handicap sont également plus nombreuses à présenter des prévalences élevées de symptômes anxieux (69,2%) et dépressifs (75,1%).
  • Les personnes étudiantes universitaires en situation de handicap présentent aussi des prévalences élevées de symptômes anxieux (62,2%) et dépressifs (65,8%)
  • Au collégial, 65,7% personnes étudiantes non-cisgenres présentent des symptômes anxieux modérés à sévères et 76% des symptômes dépressifs de même intensité. Les personnes étudiantes collégiales de la communauté 2SLGBTQIA+ présentent elles aussi des prévalences élevées de symptômes anxieux (57%) et dépressifs (64,5%).
  • À l’université, ce sont 58% des personnes étudiantes non-cisgenres qui rapportent vivre des symptômes anxieux modérés à sévères et 65,4% des symptômes dépressifs de même intensité. Pour les personnes étudiantes universitaires de la communauté 2SLGBTQIA+, le constat est similaire : 49,2% vivent des symptômes anxieux modérés à sévères et 53,7% des symptômes dépressifs modérés à sévères.
  • 71,7 % des personnes étudiantes collégiales et 65,7 % universitaires considèrent avoir accès à des espaces de connexion avec la nature sur leur campus.
  • Une grande majorité de personnes étudiantes collégiales (94,3%) et universitaires (94,7%) se sentent en sécurité sur leur campus pendant la journée.
  • Autant au niveau collégial et universitaire, les personnes étudiantes entretiennent des relations qui sont satisfaisantes (84,1% collégial; 82% université), valorisantes (92,3% collégial; 82,5% université) et harmonieuses (92,3% collégial et 92% université) avec les autres personnes sur leur campus.
  • Parmi les personnes étudiantes collégiales répondantes, 44,7% déclarent ressentir un besoin d’aide pour faire face à des difficultés émotionnelles ou en lien avec la santé mentale. Parmi ces personnes étudiantes, 32,4% ont demandé de l’aide auprès d’un service psychosocial de leur établissement et 24,7% ont obtenu de l’aide.
  • À l’université, ce sont 50,7% des personnes étudiantes qui indiquent avoir eu besoin d’aide pour faire face à des difficultés émotionnelles ou en lien avec la santé mentale. Parmi ces personnes étudiantes, 26,1% ont effectué une demande auprès d’un service psychosocial de leur établissement et 16,4% ont obtenu ce soutien.

Contact pour la presse

Audrey-Anne Marcotte | Responsable des communications

audrey-anne.marcotte@usherbrooke.ca

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